Temples bahá’ís

Les maisons d’adoration bahá’íes, construites pour incarner la beauté et l’unité, la grâce et la simplicité, invitent chacun à faire l’expérience d’une atmosphère sereine et spirituelle, exempte de tout rituel, où les cœurs s’élèvent par la prière et la réflexion sur les nobles idées contenues dans les écrits saints.

Deux aspects essentiels et inséparables de la vie sont au cœur du concept de maison d’adoration : l’adoration et le service désintéressé de l’humanité. La prière confère de la joie et nous fait prendre conscience de notre noblesse essentielle et de notre véritable raison d’être. Nos pensées s’élargissent pour inclure le souci du bien-être et du progrès de nos semblables, à commencer par nos propres familles, nos voisins et notre communauté.

La prière a le pouvoir d’éveiller l’impulsion naturelle du cœur humain qui le pousse à rendre service aux autres. Quand cette impulsion s’intègre à un mode de vie individuelle et collective, elle renforce et soutient les efforts visant à contribuer à l’amélioration de la société.

La présence d’une maison d’adoration dans une communauté – un édifice réservé à la prière et à la méditation – permet de créer des habitudes de culte qui inspirent et renforcent les efforts de milliers de personnes qui désirent mener une existence axée sur le service.

Un temple ouvert à tous

Toutes les Maisons d’adoration bahá’íes partagent certains éléments architecturaux: chacune d’elle est une structure à neuf côtés dont les entrées s’ouvrent dans toutes les directions, exprimant la conviction que des personnes de toutes origines peuvent se rassembler dans un esprit de fraternité sous un Dieu unique. Dans le respect de ces exigences, la conception d’une Maison d’adoration fait appel à la créativité et au savoir-faire, alliant beauté, grâce et dignité à la simplicité, à la fonctionnalité et à l’économie, tout en s’inspirant de concepts et de valeurs qui revêtent une signification pour les habitants du pays et en tenant compte avec sensibilité de son environnement naturel.

Cette approche a donné naissance à une riche diversité d’architectures sacrées à travers le monde. Huit Maisons d’adoration continentales, situées à Wilmette près de Chicago, à Kampala, à Sydney, à Francfort, à Panama, à Apia, à New Delhi et à Santiago, reflètent chacune le caractère propre de leur environnement. Au cours des dernières années, des Maisons d’adoration nationales ont été édifiées à Port Moresby, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et à Kinshasa, en République démocratique du Congo. En plus du Canada, des projets sont en cours pour construire des Maisons d’adoration nationales au Brésil, au Malawi et aux Philippines. Des Maisons d’adoration locales ont aussi été inaugurées dans des communautés au Cambodge, en Colombie, au Kenya et au Vanuatu, et d’autres voient le jour au Cameroun, en Inde, au Népal et en Zambie. Chacune d’elles est enracinée dans la culture, le paysage et les aspirations de ses populations.